Couverture



 

Dans le domaine de la construction la couverture, le couvert, désigne l'agencement de matériaux recouvrant un bâtiment pour le protéger des intempéries (même les murs sont concernés (chaperon)).

Le but est de protéger contre les pluies, les poussières, la neige poudreuse, etc.

Elle doit aussi résister aux contraintes mécaniques des vents violents (pression et arrachement).Elle fait partie du gros œuvre.

Considérée comme la cinquième façade du bâtiment, elle apporte aussi son cachet et contribue à l'esthétique de l'habitation.

 

La conception et la réalisation des couvertures sont soumises aux règles de l'art, aux normes et avis techniques des organismes officiels ainsi qu'aux conseils de mise en œuvre des fabricants. Deux lignes de constructions sont cependant communes à toutes les techniques de poses :

  • La ligne de niveau
  • La ligne de plus grande pente. (chemin que suit l'eau par gravité sur un versant)

Elles sont perpendiculaires. Les éléments d'une couverture seront toujours disposés selon ces lignes qui serviront aussi de base à tous les tracés de mise en œuvre.

Les rives

Les rives sont les lignes qui déterminent les limites géométriques d'un versant. Elles peuvent être intégrées au versant (passage de cheminée, fenêtre de toit, ventilation), à la jonction de deux versants ou à la limite d'une construction. On les classe et on les traite de différentes façons selon leur orientation par rapport à la ligne de plus grande pente.

  • Les rives que l'eau suit ou rives droites parallèles à la ligne de plus grande pente
  • Les rives que l'eau fuit (faîtages, arêtiers) formant un angle aigu avec la ligne de niveau.
  • Les rives qui reçoivent l'eau (égouts, noues, rives biaises) formant un angle obtus avec la ligne de niveau.

 

Problèmes inhérents à l'étanchéité, à la durabilité et à la résistance des couvertures

L'un des problèmes majeur à résoudre dans l'établissement des règles de mise en œuvre est la capillarité (remonté d'eau) entre les éléments. Il est déterminant dans le choix d'un type de jonction ou de la valeur du recouvrement. Les phénomènes dus à l'action du vent, surpression et dépression, les surcharges statiques (neige, glace) influent les supports et fixations. La condensation, l’incompatibilité électrochimique entre métaux ou entre métaux et matériaux (essences spécifiques de bois ou béton) compromettent la durabilité des ouvrages.

 

Étanchéité au vent, sous toiture 

De plus en plus souvent, les contraintes d'isolation thermique imposent des supports continus ou la mise en œuvre de film de sous-toiture pour éviter les échanges convectifs entre l'isolant et les circulations d'air en sous toiture. Ce sont des films armés ou non tissés, micro-poreux laissant passer la vapeur tout en étant étanche à l'eau. Ils permettent ainsi l'évacuation de l'humidité intérieure et empêchent celle-ci de se condenser dans l'isolant. Leur pose est soumise aux avis techniques des fabricants. La présence de films de sous toiture impose une ventilation soignée des couvertures. On préférera un principe de ventilation linéaire au système à chatières.

 

Pose traditionnelle

L'écran rigide est constitué par des panneaux de particules ou de contreplaqué. Dans certains cas spécifiques et régionaux, notamment pour la pose des tuiles canal, il est parfois réalisé en maçonnerie. Outre la protection contre les pénétrations (air, poussières, neige poudreuse), Il amortit les à-coups du vent et limite le soulèvement et déplacement des tuiles. Plus ou moins perméable à la vapeur d'eau.

 

Les feutres bitumés

Constitués d'une armature en non-tissé et de fibres synthétiques enduites de bitume, sont les plus utilisés car les plus anciens et aussi les moins chers. D'une étanchéité exceptionnelle, mais d'une microporosité relativement faible, Ils sont assez lourds et moins souples que les autres écrans.

Les films plastiques armé

Peu onéreux ils ont l'avantage d'être micro-poreux (laissant passer la vapeur), étanches à l'eau et au vent.

 

Disposition

Les films de sous toiture ou feutres bitumés doivent être interposés entre la charpente et le support de la couverture. Ils doivent s’arrêter à environ 1 m du faitage afin de laisser l'air circuler.


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